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2006/1/24 Tentative de Suicide d'Alain MarécauxL'huissier Alain Marécaux (un des acquittés d’OUTREAU) a tenté de se suicider parce qu'il "n'avait pas eu de bonnes nouvelles" concernant son fils aîné bientôt âgé de 18 ans. Il est sorti de l'hôpital mardi 24 en fin de matinée après avoir signé une décharge. "Quand vous voyez dériver vos enfants, ça vous fait beaucoup de mal", a-t-il ajouté. Lors de son audition devant la commission d'enquête parlementaire, Alain Marécaux avait évoqué que son fils avait un an d'avance avant l'affaire d'Outreau et, est aujourd'hui "pré-délinquant". Il a déclaré que le juge d'instruction Burgaud était un "meurtrier".
L’association JPPN comprend la détresse d’Alain Marécaux et s’associe à sa douleur. Nous comprenons d’autant mieux sa détresse que nous côtoyons au quotidien de nombreux pères dans une situation comparable : · Accusés sans preuve · Diffamés · Séparés de leurs enfants · Brisés · … poussés au suicide
Alain Marécaux n’est que la partie visible et médiatisée de ces milliers de pères inconnus du grand public, qui ont été broyés par la machine judiciaire en leur confisquant leurs enfants.
Nous devons tous être solidaires de ces pères.
BR 2005/5/26 " un beau père incestueux..."L’INCESTE, " Et taire’n’elle " " o’raison infantile "L es prédateurs psychiques.Tout rapprochement avec des êtres existants ou ayant existé n’est que pure coïncidence. Veuillez pardonnez les fautes d’orthographe. " Beaux pères’ versions " attention danger !Les pervers fonctionnent dans un monde de toute puissance. Dépourvus d’empathie, ils n’éprouvent que leur propre mental. Guidé par cette seule volonté, le pervers transgresse facilement avec volupté les lois et les tabous, auxquels ils voudraient substituer la loi de son désir. C’est sur les bases de ce désir à vouloir plaire en permanence qu’il rayonne et construit la valence nécessaire à déterminer ses propres règles en société restreinte, celle du milieu familial, toit familial qui, avant la rue, est le premier lieu d’insécurité pour l’enfant. S i t’es sage t’auras une image !L’image du bienfaiteur - bien faiseur - bien fondateur, qu’il projette est généralement bien perçue de l’extérieur car toujours en surestimation de qualités trop visibles. Bien souvent il ne s’agit que d’un " imago " qui oriente nos sympathies et en partie nos relations personnelles avec lui. En clair, cette enveloppe qu’il extériorise facilement lui offre ce rôle de séducteur propice à sa propre définition de loi de la famille, celle du silence. Chaque individu n’éprouve pas le sentiment d’inceste de la même manière, certains ne le connaissent pas, d’autres y sombrent à la moindre proximité affective, mais tous ressentent leur propre émoi comme une évidence. Les rapports d’expertises d’incestes témoignent très souvent de cette " lucidité….mais qu’il (le beau-père incestueux) était tellement narcissique et égocentrique qu’il était toujours animé du désir de contrôler toute chose, déclarant tantôt que cela ne s’était produit qu’une seule fois, tantôt que cela était arrivé pendant toute une année ". L es manœuvres de l’agresseur.L’abus sexuel ne se commet jamais sans la mise en place d’un stratagème savamment préparé par l’agresseur. Après avoir été séduit par l’enfant, il va tenter de le charmer de multiples façons : compliments, regards tendres, petites attentions, cadeaux sont autant de gratifications pour l’enfant qui répond naturellement au compliment, au sourire. Cet enfant s’engage ainsi dans une relation dont il ne mesure pas qu’il en sera bientôt l’otage. C’est donc souvent vers des enfants se sentant seuls, fragilisés car en difficulté familiale ou sociale que l’agresseur va se diriger. D es saints partisans ?Ceux qui, peu gênés par leur empathie, manipulent l’esprit des autres, qu’ils considèrent comme des poupées désirables, sont des prédateurs psychiques. Ils n’ont aucune inhibition, ce qui les rend très performants. Ils nous expliquent sans s’émouvoir qu’on culpabilise aujourd’hui l’inceste comme hier on culpabilisait la masturbation et l’homosexualité, et que demain, on s’étonnera un jour d’avoir culpabilisé l’inceste. Cette forme " d’instinctothérapie " ou " d’incestothérapie " peut d’ailleurs avoir d’autres partisans ou " sympa’r’tisants ". De là à réhabiliter le droit de " cuissage " dans une loi pénale qui ne pose pas l’interdit…?. Extrait de l’ouvrage " un beau père incestueux " Viaux " mieux qu’un père tu n’auras " de Régis QUESNEL ou le combat " incestuant " d’un père. Ecrit après et d’après l’affaire d’Outreaux. Q uel volte-face……à la loi ?Le juge des enfants n’est pas lié à l’énoncé des règles coutumières, morales, religieuses, ou des lois positives, mais par la qualité des conditions de vie et de développement faites à l’enfant par le ou les détenteurs de l’autorité parentale. Le juge intervient donc en cas de relations sexuelles violentes ou " non violentes ", occasionnelles ou répétées, en cas de suspicion de leur existence, ou en cas de risque créé par la qualité de la relation existante entre l’adulte, la famille et l’enfant. Malgré des pratiques liées à de vielles survivances ou au fonctionnement même de la justice, le rôle des cours d’assises est alimenté dans une proportion de plus en plus importante par des faits de viols s’étant produits dans l’environnement immédiat de l’enfant. A cette proportion s’ajoutent les situations où l’inceste est révélé au cours de la procédure, cette révélation concernant le ou les enfants, mais aussi l’un ou l’autre parent. De multiples raisons expliquent cette augmentation brutale du nombre de situations portées à la connaissance des juges. L’une d’elles est que nous vivons dans " une société de sexe " ou plutôt à sexualité. Le mécanisme du pouvoir s’adresse au corps, à la vie, à ce qui la fait proliférer, à ce qui renforce l’espèce, sa vigueur. Après le droit de mort par le sang, la " Loi " s’est déplacée sur le pouvoir sur la vie par le sexe. Une autre raison tient à l’intérêt que représente l’enfant dans notre société. Un psychologue parlait récemment de l’enfant comme " objet de luxe, de must ", dont la qualité doit être protégée et le développement, l’activité faire l’objet de toutes les intentions. Il est aussi remarquable de constater que l’idée selon laquelle mauvais traitements ou incestes et violences faits à l’enfant sont sources de traumatismes graves, profonds et durables, est une idée relative, voire très récente, et qu’elle trouve son origine essentiellement dans le monde médical. Autre élément contribuant à l’augmentation de ce nombre de situations : la reconnaissance de la personne de l’enfant comme sujet de droit, conséquence et cause de l’altération juridique et sociale du pouvoir du père, puis du père et de la mère sur celui-ci. L es silences de la loiUne loi, qui, en l’absence de texte précis se fait le miroir de la perversité des agresseurs sexuels. Une loi qui oblige toute personne ayant eu connaissance du crime à la dénonciation, quelque soit son statut ou sa profession. Mais aussi une loi qui ne protège plus le dénonciateur en cas de classement sans suite ou de non-lieu, la relaxe supposant au moins un procès qui permet à deux victimes potentielles d’accéder à un début de reconnaissance de leur préjudice. La loi n’édicte plus la souveraineté du père, mais indique, voire organise, le contenu de la relation du ou des détenteurs de l’autorité parentale avec le mineur. Les droits propres de l’enfant, reconnus dans la convention internationale et dans le droit interne, consacrent une forme d’équilibre entre droit et obligations de chacun. L’énoncé des conditions de répression des agressions sexuelles permet cependant, à mon avis, une conception extensive de la nature incestueuse des relations sexuelles entre l’auteur d’un acte incestueux et un mineur. En effet, la circonstance constitutive et aggravante de l’ascendance est assimilée à celle de la personne ayant autorité sur le mineur. Le code pénal envisage de façon très large la gravité, voire la prohibition de ces relations, en l’étendant aux personnes (mineures) entre lesquelles il n’existe aucun lien, sinon celui de la communauté de vie. Il en va ainsi du concubin de la mère ou encore de la personne à laquelle l’enfant aurait été confié de façon relativement stable. En fait, ce qui paraît être pris en compte ici, c’est bien le lien de dépendance matériel affectif ou psychologique existant entre l’auteur et le mineur. Or il s’agit là, du fondement même de la prohibition : l’impossible partage de l’identité. La situation incestueuse à laquelle est confronté un enfant est-elle synonyme de danger au sens juridique du terme ?. Avant de répondre directement à cette question, il faut être convaincu qu’il est nécessaire et parfois suffisant de la poser. Force est pourtant de constater, et ce de manière fréquente, que tous les professionnels émettent de grandes réticentes à se la poser. Combien de fois la famille n’a-t-elle pas été un agent absolutoire ou banalisateur du crime ou du délit commis ? Poser la question, se poser la question de l’existence d’un danger pour l’enfant, reste sans doute la première réponse, dans la mesure où cela oblige à sortir du cadre et à se référer à d’autres normes, d’autres lois que celles qui existent au sein de la famille. L ’enfant, un phagocyté bâillonné ?La principale caractéristique de la famille incestueuse est en effet son isolement, voire son enfermement (l’enfer-me-ment) en elle-même. Le système " législatif " qui y règne n’est plus inscrit dans le système des autres règles ; il n’y a plus de loi supérieure, fût elle celle de l’inceste. N’est-ce pas d’ailleurs le plus souvent le " chef de famille ", demi dieu ou souverain qui, pour permettre la survie de sa famille, a aménagé la prohibition ?. Dans la famille incestueuse, la fonction paternelle est toujours défaillante. Elle est remplacée par celle du " maître ", lequel n’est plus ni le père, ni l’homme, ni l’époux, ni le compagnon. En fait poser la question du danger à une autorité extérieure, et pourquoi pas à la justice, est une nécessité absolue. Cette nécessité étant reconnue et admise, l’inceste est-il toujours significatif de dangers graves pour l’enfant ?. Il suffit de décrire les symptômes objectifs présentés par les mineurs, ou même par les adultes confrontés à cette situation, pour s’en convaincre. Cependant, la notion de danger ne réside pas seulement dans l’existence objective de ces symptômes ou dans les atteintes physiques ou affectives, mais également et surtout dans l’altération majeure opérée dans le continuum de la vie de l’enfant. " Inceste tueur " " Inceste-tué "mode à citer , modalité ou modicité ?L’INCESTE TUE LENTEMENT Des phrases comme " on a confisqué mon enfance, volé mon enfance " ou des formules comme " l’enfant inceste-tué "ne sont pas vaines, elles traduisent cette abolition ou mieux cette négation d’un état de transition, de passage. L’enfant, dans son statut, sa fonction, est " phagocyté ". Le fonctionnement et les impératifs judiciaires doivent, en réponse aux situations incestueuses, s’attacher également à permettre une meilleure gestion de la parole de l’enfant.L ’aveu "(en)prime ? ou " l’on veut " la parole ?Cette parole restera un problème extrêmement difficile tant que la justice, en matière d’inceste et en l’absence d’indices matériels précis (coups, déflorations, etc…), se cantonnera dans une religion de l’aveu, dans un système qui pose en principe que l’aveu n’est pas une preuve. Face à la froideur des textes la parole de l’enfant est fragilisée de plus par un accueil judiciaire souvent traumatisant qui, avec ses non-dits, brise la victime au lieu de la réparer. D it !…la parole est elle une parodie ?Les situations où l’enfant n’est pas cru parce qu’il ou elle ne se rappelle pas la couleur du caleçon du père ou parce qu’il ou elle ne s’est pas aperçu(e) que ce dernier a un testicule plus gros que l’autre, sont aussi réelles que fréquentes. Pourtant, la parole de l’enfant ne doit pas être réduite à une sous parole car le refus de cette parole le renvoie à lui-même et à sa propre souffrance. Les violences sexuelles sur les enfants sont le plus souvent commises en l’absence de témoins oculaires, et, dans l’hypothèse d’agressions sexuelles, les caresses ne laissent pas de traces susceptibles de confondre l’agresseur. Peut-on imaginer qu’un enfant puisse fabuler sur une situation qu’il ressent comme vécu, même si des difficultés d’expression sont liés à l’âge de cet enfant qui parle avec ses mots, avec ses mains ou parfois avec son corps (psychotraumatismes), et qui ne sont toutefois pas d’éléments suffisamment convainquant pour entraîner la conviction des juges. Bien souvent les enfants développent une culpabilité tellement importante qu’il essaient de minimiser ce qu’il ont vécu et, c’est toujours avec pleins de scrupules qu’ils s’efforce d’être dans la mesure et la nuance. Les enfants instrumentalisés par un parent et qui dénoncent des abus imaginaires ne sont ni dans la nuance ni dans la précision : ils sont souvent placés dans une position de toute puissance par le parent qui les utilise. L’enfant ne peut être ni l’accusateur de son bourreau ni celui du " maître " dit protecteur de toute la famille, de la fratrie. Il ne porte pas plainte, il se plaint. Aux adultes et aux autorités habilitées revient le rôle d’accuser celui qui a meurtri. H istoire d’ " OUTREAUX norme " ou ……Histoire d’ " outre aux normes " ?… L’adage d’un certain " experditeur ". " … un beau-père incestueux " VIAUX " mieux qu’un père tu n’auras !… " . Je dédie cet exposé à Monsieur Dominique Perben, notre Garde des sceaux, Ministre de la Justice et avant tout en sa qualité de papa qui je l’espère aura le temps d’en prendre lecture, à la veille de cette loi qui va dans ce sens de reconnaissance, par le législateur du délit d’inceste, mais aussi, dans l’espoir d’une réelle application sur le terrain. Régis QUESNEL |
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