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2005/5/26 Ou va l'Homme QuebequoisTexte en provenance de nos amis quebequois de l'après rupture. Par Gilbert CLAES
Suite à l'exploit de ce père qui, pour dénoncer l’iniquité judiciaire en matière familiale, a grimpé sur le pont Jacques-Cartier de Montréal, bloquant ainsi la circulation rarissime lors de la fête des Patriotes, . M. André Arthur Arhur me posait cette question : « comment se fait-il que la cause des pères soit si peu commentée dans les médias ? ». Aujourd’hui, je réponds par un extrait du mémoire de l’Après-rupture déposé à la commission parlementaire le 26 mars dernier, sur « l’idée » de créer un « département » de l’égalité.
André Gélinas, auteur du mémoire, mentionne ceci : « il est clair que la force des groupes de femmes est venue, en bonne partie, non pas de la faiblesse mais de l'absence complète d'une opposition naturelle de la part de groupes d'hommes, l'autre moitié de la population. Les hommes n'ont que très tardivement commencé à se regrouper pour donner la réplique et, encore aujourd'hui, elle est bien timide. En somme, nous n'avons pas connu, ici, l'antagonisme bipolaire naturel du genre patronal-syndical, industriel-écologiste, rural-urbain.
Cette faible mobilisation masculine s'explique à son tour par trois facteurs. Pour plusieurs, l'action des groupes d'hommes demeure suspecte, parce qu'en théorie ce sont eux qui sont censés avoir le pouvoir et que la reconnaissance de ces groupes serait une admission que cela n'est pas le cas. Pour d'autres, ces regroupements risquent d'être associés au mouvement gai avec lequel ils n'ont pas d'affinités et qui a, d'ailleurs, son propre agenda pour «investir les lieux de pouvoir». Enfin, l'absence de «cause commune» a certainement joué aussi pendant un certain temps. En fait, le premier regroupement s'est constitué par des hommes qui avaient été sévèrement esquintés par une rupture conjugale et il est assez symptomatique qu'ils insistent encore sur les valeurs de la famille traditionnelle alors que le principal intérêt du mouvement féministe envers ce type de famille porte sur le calcul de la valeur du travail non rémunéré de la femme. Comme il n'y a pas l'équivalent masculin de Simone de Beauvoir, les autres individus qui se sont joints au premier groupe ont du se rendre compte par eux-mêmes que les hommes avaient maintenant des raisons de se plaindre d'inégalités de droit et de fait, par rapport aux femmes et que certaines victoires du mouvement féministe commençaient à imprimer un sérieux déséquilibre à la société québécoise. Ils ont également réalisé que, pour diverses raisons gênantes à exposer, ces revendications ne recevaient que très très peu d'attention des médias et des instances politiques, ce qui aggravait leurs frustrations.
C'est la raison pour laquelle la réplique que l'on a appelée masculiniste ou hoministe a commencé à s'exprimer sur le réseau Internet à défaut d'avoir accès à d'autres canaux. Il n'en fallait pas plus pour que, très rapidement, une féministe notoire, Pierrette Bouchard, obtienne une énorme subvention de Condition féminine Canada pour se lancer dans une analyse de ces écrits qu'elle décrira comme un dangereux ressac ou la mise en procès du féminisme (dixit la Gazette des femmes) et pour qu'elle somme le gouvernement fédéral de modifier le code criminel de manière à bannir cette nouvelle sorte de littérature haineuse «contre un groupe identifiable, susceptible d'entraîner une violation de la paix » ce qui sera fait avec l'adoption de la Loi C- 250.
La vieille recette victimaire a toujours bien fonctionné dans ce pays ou des décennies de Chartes ont pratiquement tout neutralisé. Il est dommage que la ministre Courchesne ait senti le besoin d'accréditer cette thèse mais elle a eu assez de courage pour ne pas servir de ce prétexte pour ne pas inviter ces groupes à déposer un mémoire.
Cela dit, il est assez paradoxal que ce soit précisément le moment que l'on a choisi pour demander aux hommes leur collaboration alors que pendant toutes ces années on s'était satisfait d'une action unilatérale. »
J'ajouterai que l’ancien gouvernement péquiste, pour se maintenir au pouvoir, n'a pas hésité à transformer les quelques millions de dollars consacrés au « soutien au communautaire » qui existaient au début de son règne en milliards de dollars au fil des ans. Maurice Duplessis n'aurait pas fait mieux pour assurer sa réélection. Le parti libéral est maintenant en butte avec une horde de parasites s'abreuvant aux mamelles de l’État.
Spiderman et Robin, par leurs exploits spectaculaires, obligeront peut-être nos politiciens à s'interroger sérieusement sur l'utilisation inquiétante des sommes astronomiques accordées aux organismes féministes et l'absence scandaleuse de soutient financier pour la cause des hommes, des pères en particulier. « Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté, doit commencer par leur garantir l'existence. » Léon Blum (1872-1950)
L’arrivée de « groupuscules » considérés comme de droite provoquera certainement une guerre de tranchées. Le problème, c'est que ces groupuscules risquent de se transformer en marée humaine masculine si l'État continue de jouer à l'autruche et ne cesse d'engraisser le lobby féministe très habile dans l'art de la victimisation à outrance des Québécoises.
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